Le Grand Oral

Le Grand Oral : FAQ

Si la question traitée porte sur l’enseignement de spécialité LLCER, le candidat peut-il faire sa présentation en langue étrangère ?

Le candidat peut donc faire le choix de s’exprimer totalement en français tout en recourant parfois à quelques citations en anglais. Il peut tout aussi faire le choix de s’exprimer en français et en anglais. Cependant, la troisième phase sera totalement en langue française.

Au regard de cette définition de l’épreuve, les enseignants de langue seront invités à faire réfléchir les élèves sur :
– Le temps à consacrer à la prise de parole en langue étrangère pendant la première phase, présentation d’une question en 5 minutes (une proposition : une à deux minutes maximum pour la phase 1) ;

– Le choix des éléments de présentation en langue étrangère durant la phase 1, sachant que l’un des deux interlocuteurs ne maîtrise pas la langue ;
– Le niveau de maitrise atteint dans les compétences d’expression orale en continu et d’expression orale en interaction afin d’évaluer leur prise de risque ;

– La pertinence à s’exprimer en langue étrangère lors d’un entretien qui évalue la maitrise des compétences langagières en français et où l’un des deux jurys ne maîtrise pas la langue (proposition : le candidat pourra illustrer ses arguments par des citations en langue étrangère puis les traduire)

– La phase 2, le temps de l’échange avec le jury d’une durée de 10 minutes, qui précise que « le jury interroge ensuite le candidat pour l’amener à préciser et à approfondir sa pensée » ; il s’agira alors de revenir sur les éléments qui n’auront pas été accessibles lors de la phase 1 (précision et approfondissement de la pensée). Sollicité par le jury non expert, le candidat pourra ainsi faire preuve de ses capacités à expliciter et rendre ses propos accessibles.

Quelles différences y-a-t-il entre l’épreuve orale de l’enseignement de spécialité LLCER et le Grand Oral ?

Dans le cas de l’épreuve orale de LLCER, le candidat présente un dossier (et non une question) composé de documents qu’il a choisis. S’agissant du Grand Oral, il présente une question portant sur les deux enseignements de spécialité soit pris isolément, soit abordés de manière transversale. Elles mettent en lumière un des grands enjeux du ou des programmes de ces enseignements. Elles sont adossées à tout ou partie du programme du cycle terminal. Elles ont été élaborées et préparées par le candidat avec ses professeurs et, s’il le souhaite, avec d’autres élèves. »

Le candidat ne pourra pas apporter de documents pour illustrer sa présentation mais pourra « s’il le souhaite, […] réaliser sur une feuille fournie par le jury, une production écrite d’appui lui permettant de mettre en ordre ses idées et pouvant prendre différentes formes (une liste, un schéma, un tableau, une carte, un graphique, une expression symbolique, une carte heuristique, etc.) qui sera remise au jury au début de l’épreuve mais non évaluée”.

Les objectifs de ces deux épreuves sont différents. L’épreuve orale de LLCER vise à « évaluer la maîtrise par le candidat des attendus du programme » alors que la finalité du grand oral est de permettre au candidat de « montrer sa capacité à prendre la parole en public de façon claire et convaincante […] de mettre les savoirs qu’il a acquis, particulièrement dans ses enseignements de spécialité, au service d’une argumentation, et de montrer comment ces savoirs ont nourri son projet de poursuite d’études, voire son projet professionnel. »

Les critères d’évaluation du grand oral portent essentiellement sur la maîtrise des compétences orales (3 critères sur 5) : qualité de l’épreuve orale, qualité de la prise de parole en continu, qualité de l’interaction.

Alors que l’épreuve orale de LLCER permettra de vérifier le degré de maîtrise et d’appropriation des contenus du programme par le candidat à travers la présentation du dossier et les choix effectués, pour le grand oral il s’agit plutôt pour le candidat de présenter les motivations qui l’ont conduit à choisir sa question, d’expliciter la question et les interrogations qu’elle soulève, d’apporter une réponse argumentée et d’expliquer en quoi cette question en lien avec telle ou telle partie du programme fait sens pour lui par rapport à son parcours personnel et ses choix d’orientation.